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11 février 2021

Sophie De Henau, l’étoile des 7 nutritions

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L’interview avec Sophie De Henau, alchimiste des nutritions, photographe, animatrice radio, conférencière et auteure de « Management & Nutrithérapie : 7 clés de la performance et du bien-être ».

Pour Sophie, être en bonne santé est la façon de trouver l’équilibre dans toutes les 7 branches de notre vie, l’étoile E.N.E.R.G.I.E. « Chaque branche correspond à chacune des nutritions, et pas uniquement celle de l’alimentation, dont nous avons besoin pour être en bonne santé. »

 

Femmes Styles & Inpirations : Comment t’est venue l’idée de l’étoile des 7 nutritions.

Sophie De Henau : C’est le bilan d’une vie. L’étoile parce que le symbolisme est très présent dans ma vie : je vis, je mange, je rêve symboles. Tout le monde est un symbole et est entouré de symboles. Quand on n’est pas dans cet univers on ne s’en rend pas compte. D’ailleurs l’enfant apprend à parler avec des symboles avec le langage. Damasio a fait toute une étude là-dessus. Une des volontés de ce livre est de non seulement revenir dans la santé intégrative que pratique les traditions depuis la nuit des temps mais c’est aussi de redorer le blason de l’univers des symboles. L’univers dans lequel on peut aller très loin dans la guérison.

C’est tout simplement en écrivant le livre que les idées sont venues. Tout comme quand je crée un tableau, c’est à la fin de la création que j’ai le nom du tableau qui apparaît et je sais ce que c’est venu me dire. De la même manière l’étoile m’est venue lors de l’écriture du livre ainsi que le chiffre 7 et ce n’était pas anodin. C’est aussi au fil des consultations avec mes clientes que j’ai réalisé qu’il n’y avait pas que l’alimentation. Et que les pathologies et les douleurs dont elle souffrent sont issues de toute sortes de nutrition. Je précise que la majorité de ma clientèle est féminine.

Il n’y pas que l’alimentation, il y a la façon de vivre ses relations, sa spiritualité, etc mais c’est comme cela que je suis arrivée à ce chiffre. Dans l’univers des symboles, nous sommes tous issus d’une étoile et notre chemin de vie est de retourner à cette étoile.

F S I : Tu évoques la responsabilité : prendre ses responsabilités et chez moi ça remue beaucoup de choses.

SDH : Ça remue quelque chose chez tout le monde car c’est une chose qu’on n’est pas prêt à entendre quand on n’a pas commencé ce chemin vers soi. « Beh commen ça je suis responsable ? mais c’est l’autre qui est venue me donner une claque…

C’’est beaucoup plus facile de le voir comme cela » Ou alors ce que j’ai entendu souvent c’est « mais j’ai le bras cassé, il m’est arrivé un accident ou une explosion je ne suis pas responsable. Non évidemment dans ces cas là on n’est pas responsable, mais on est responsable de ce qu’on va en faire. Et c’est là qu’arrive le 100% responsable. On peut faire de sa vie un paradis ou un enfer avec la perception de qu’on va en faire. Dans tout ce qui nous arrive, comme me disait un de mes mentors, il y a un cadeau.

Depuis un an, l’humanité est amenée à se poser cette question : il est où le cadeau dans tout ce qu’il se passe. Dans le virus, dans le confinement, dans toutes ces mesures parfois les plus abracadabrantes les unes que les autres… Qu’est-ce que ça vient réveiller chez vous ?

F S I : Tu parles d’éléments déclencheurs, de rencontres, d’expériences de vie : qu’est-ce que cela a apporté dans ta vie ?

SDH : Pour moi les éléments déclencheurs peuvent aussi bien positifs que négatifs. Les négatifs sont les traumas et les épreuves. Moi j’en ai eu beaucoup, je suis une enfant expatriée. Je suis née à l’étranger, au Congo. Dans les éléments déclencheurs, il y a eu ma vie en Afrique et le retour en Europe où j’étais complètement perdue donc il y a une autre Sophie qui est née. Il y a eu la rencontre avec le papa de mon fils, la naissance de mon fils évidemment, la sortie de mon livre. Toutes ces rencontres ont déclenché pas mal de choses et construit la Sophie que je suis aujourd’hui.

F S I : Le jeûne alimentaire et le jeûne technologique : c’est quoi le jeûne technologique ?

 

SDH : Le jeûne technologique, d’ailleurs depuis un an ça serait intéressant de le faire vu notre manière de travailler et de vivre. Le jeûne technologique comme dans le jeune alimentaire où on arrête de se nourrir d’aliments solides, on va arrêter de se nourrir à travers le téléphone, la tablette, l’ordinateur, la télévision, internet et on se coupe de tout pendant un ou deux jours voire une semaine. Au plus long c’est au plus on va avoir les mêmes symptômes que lors d’un jeûne alimentaire. Ça dépend combien on est addict évidemment. Ça peut provoquer les maux de ventre et de tête, des diarrhées, des somnolences etc.

F S I : Cest quoi La nutrition Essence ?

SDH L’Essence est la première nutrition et c’est l’alimentation. On va aller chercher l’essence de l’aliment tout comme on va mettre de l’essence dans une voiture ; Le vivant de l’aliment pour être en meilleure santé possible. Ça passe par tous les nutriments et l’énergie qui est dans l’eau de l’aliment cru.

Dans le livre tu dis « n’achetez pas les compléments alimentaires comme on achète une salade ». Comme c’est sans ordonnance, on pense que c’est sans danger mais c’est faux. Car tous ses complément alimentaires si on les prend sans avoir un bilan sanguin et ou urinaire, on ne sait pas si on est en carence déficitaire. Il ya des nutriments qui vont ensemble ou pas, et il y a des formes de nutriments qui sont plus assimilables par l’organisme ou pas etc. Donc non seulement c’est une question de santé mais également financière. Car on peut dépenser des fortunes dans ces compléments sans voir de résultats.

J’ai une formation de biochimiste. La biochimie c’est la manière dont tous ces nutriments vont être assimilés, comment ils vont être utilisés et à quoi ils servent.  On découvre tous les jours des choses nouvelles donc il faut se tenir au courant tout le temps.

 

F S I : Tu nous livres plein de choses sur la communication, notamment le DESC, qu’est-ce que c’est?

SDH : Prenons une situation où on a un problème avec quelqu’un.

D : c’est pour décrire la situation dans les faits, sans émotion, sans rien, comme un observateur on décrit ce qu’il s’est passé, sans « je » sans « tu »

E : ici on va y mettre de l’émotion. Là ou c’est intéressant c’est qu’on va rester dans le « Je » par exemple, « j’ai senti ça », « j’ai vécu ça », « j’ai été triste », « j’ai été en colère »

S : on apporte une solution par rapport à la situation qu’on a vécue et aux émotions qu’on a ressenties.

C : c’est la conclusion, qu’en penses-tu, as-tu envie d’ajouter quelque chose ? En général on demande à la personne d’attendre un moment, le temps de digérer l’information avant d’y répondre.

Le DESC est un super outil pour désamorcer les conflits.

F S I : Pourquoi la mastication est si importante ?

SDH : La mastication est fondamentale. Imagine une chaine de construction de voitures, tu as un début et une fin et tout au long, différentes étapes. Eh bien la digestion, c’est la même chose.

Dont la toute première étape est la mastication et la dernière quand tu vas aux toilettes. Entre, il se passe plein de choses. Mais si tu rates la première étape, tu rates la dernière. Ne pas mâcher suffisamment va perturber la digestion car il n’y a pas de dents dans nos organes, il n’y a rien. Il n’y a que des acides.

Mais la première digestion commence dans la bouche avec la salive, c’est la première étape. La deuxième étape est que la mastication va enclencher le processus de secrétions des enzymes au bout de 20 minutes seulement environ. Les enzymes sont des petits ciseaux qui découpent les aliments et qui permettent ensuite la digestion.

Donc si on mange en deçà de 20 minutes les enzymes ne sont pas secrétées et les aliments arrivent dans le système digestif et ils attendent. Ils commencent à fermenter et à putréfier.  Il y a une troisième raison majeure est que quand on mâche suffisamment longtemps, ça va déclencher le fameux sentiment de satiété. C’est le corps qui vient à un moment dire je n’ai plus faim.

C’est compliquer à faire parce que c’est un réflexe comme la respiration. Mais on peut apprendre à mâcher comme à respirer, il faut un processus en place. Il faudra être très rigoureux, à chaque repas, quand on prend une bouchée, on dépose ses couverts et on mache et on n’avale pas tant que ce n’est pas liquide. Pour moi la pire des choses à donner à manger ce sont les soupes et les jus de fruits parce qu’on ne les mâche pas. Il n’y a rien de pire pour la digestion.

 

F S I : Comment relies-tu Le nomadisme à l’emploi ?

 

SDH : Mon livre est sorti en mars 2018 mais quand je l’ai écrit en 2017, pour moi c’était déjà fondamental qu’on puisse travailler de n’importe où dans le monde vu mon passé d’expatriée, puis d’aventurière et grande voyageuse. On commençait à le voir, notamment parmi les jeunes, le télétravail un jour par semaine, les gens qui travaillent dans les avions, dans les trains, etc. Dans ma perception de être en santé, c’est pour moi quelque chose d’important de pouvoir travailler n’importe où et de ne pas être figée.

 

F S I : L’importance des valeurs, peux-tu nous citer quelques-unes de tes valeurs ?

  • SDH
  • Le respect
  • L’authenticité
  • La générosité
  • La contribution
  • L’amour
  • La curiosité
  • L’émerveillement

Les valeurs sont notre socle, un peu comme nos racines. Mais des racines évolutives car on change. Ce que je propose souvent à mes clientes, c’est de faire une liste de 10 de leurs valeurs et de les noter de 1 à 10. 1 étant la plus importante et la 10 la moins importante. Et de faire ça une ou deux fois par an. On va constater que des valeurs vont évoluer en fonction de son expérience. Pourquoi est-ce si important, c’est que quand il nous arrive quelque chose de désagréable et qu’on est atteint c’est souvent parce que c’est une de nos valeurs qui est atteinte.

La question que je pose régulièrement est : il t’est arrivé ça, quelle valeur c’est venu toucher chez toi. Et dès le moment où on est dans des valeurs qui ne sont pas fondamentales, il ne faut pas forcer, il ne faut pas y aller. Parce que quand ce n’est pas juste pour soi à tout point de vue, on rentrer dans un stress inconscient, parfois conscient et donc on va se faire du mal physiquement, émotionnellement, psychologiquement. C’est important de rester coller à ses valeurs.

F S I : C’est quoi La nutrition comportementale ? 

 

SDH Pour moi c’est important de viser l’excellence dans nos comportements quels qu’ils soient. Il ya une chose qui me tient particulièrement à cœur et que j’ai apprises à mon fils ce sont les 4 mots magiques : bonjour, au-revoir, merci, s’il vous plait. Très souvent, je n’entends plus ces mots magiques. Avant le confinement, quand je rentrais dans une salle d’attente et que je disais bonjour, il y avait très peu de gens qui me répondaient.

Dans le comportement il y aussi le « Walk your talk » en anglais, marcher ta parole. C’est un challenge de tous les jours car il faut faire attention c’est à dire qu’à partir du moment où j’ai dit quelque chose, je vais le faire, c’est l’intégrité. Ce sont des choses que j’ai apprises au fil des années car s’il y a une chose que je n’étais pas, dans l’ancienne Sophie, car il y a eu plusieurs Sophie, c’est bien çà.

 

 

F S I : L’engagement qu’en est-il ?

 

SDH : L’engagement c’est ce fameux premier pas. J’ai décidé de faire quelque chose, je dis que je vais le faire puis je ne bouge pas. L’engagement c’est non seulement faire ce premier, puis le deuxième puis le troisième, et de se donner les moyens d’aller jusqu’au bout de son rêve, de manière de pouvoir dire à un moment donné ok là j’ai été au bout du bout, j’ai fait tout ce que je pouvais dans la mesure de mes moyens ; ça ne marche pas, mais au moins je me suis engagé sur ce chemin à 100% et je peux être fière de moi. C’est un acte de foi.

 

F S I : C’est quoi L’écoute empathique ?

 

SDH : Très souvent on parle d’écoute pour moi c’est un pléonasme. Car l’écoute est active. Il y a une grande différence entre entendre et écouter. Entendre c’est complètement passif. Par exemple on est sur une terrasse avec un livre et on entend les oiseaux, les gens qui passent, les enfants qui jouent… On entend. Dès le moment où on écoute, on est d’office actif parce que là on va se concentrer sur un des bruits. On est plus que dans ce bruit-là. Donc dans une conversation avec quelqu’un, surtout dans une relation d’aide, c’est fondamental d’être dans cette écoute empathique.

Empathique car on est vraiment avec la personne et à la limite dans la personne. On sent les sentiments que ce soit au niveau de l’énergie que par le langage non-verbal, en regardant ses yeux enfin tout ça on va le sentir : la colère, le désespoir, la joie. Dans l’écoute empathique, on n’est pas déjà entrain de répondre à une question, on est totalement avec la personne. Et on prend un temps une fois que c’est terminé avant de répondre. Une dernière chose, que je fais encore malgré moi alors que je sais, c’est de donner un conseil alors qu’on ne me l’a pas demandé.

F S I : Pourquoi parles-tu de La nutrition émotionnelle ?

 

SDH : Qu’est-ce qu’on fait de nos émotions quand elles viennent. Est-ce si dramatiques d’avoir des émotions ? et surtout de les vivre. C’est la capacité à se connecter à son cœur. C’est quelque chose qui m’a touché profondément, car dans mon parcours d’entrepreneur, j’ai eu un mentor, j’ai fait des séminaires qi étaient consacrés uniquement à la qualité de vie. Lors d’un coaching en direct, à un moment donné, le coach me dit « Sophie tu devrais ouvrir ton cœur ». ça a été presqu’un coup de poing parce que j’étais vraiment persuadée que mon cœur était ouvert. Je suis quelqu’un de fondamentalement généreuse, donc je n’ai pas compris.

C’est à la faveur d’un massage tantrique que j’ai compris que mon cœur n’était pas ouvert. Lorsque j’ai été faire un massage tantrique, je rassure les auditeurs et les auditrices au passage, un massage tantrique n’a rien de sexuel. J’étais en larmes après le massage, le temps que je me calme… ça a été très puissant. C’était le réveil de l’énergie. C’est toute mon énergie qui était bloquée. Quand j’ai pu parler, j’ai dit « je comprends, en fait mon cœur n’a jamais été ouvert jusqu’à maintenant. Depuis les couches elles s’en vont, elles tombent. Et ma vie devient de plus en plus fluide c’est juste impressionnant. Le pouvoir du cœur est très important.

 

F S I : Si un lecteur ou une lectrice doit repartir avec une seule chose de ton livre, que lui dirais-tu ?

 

SDH : Le management c’est celui de sa vie privée et professionnelle et de sa santé. On gère les trois, et pas juste une chose et que tout est lié. Dès qu’il vous arrive quelque chose allez voir dans tous les domaines, il y a des liens partout.

Pour en savoir plus sur le livre de Sophie, il y a encore plein de pépites à découvrir. Il est disponible ici

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